affiche du film Burn after reading / Brulez apres lecture (Fr)

Burn after reading / Brulez apres lecture (Fr)

Burn after reading


Genre : Drame d'espionnage
Année de production : 2008
Pays d'origine : JoeMow
Durée : 94
Production : payday loans for bad credit payday loans for bad credit bad credit payday loans payday loans for bad credit
Scénariste : Tim Bevan, Ethan Coen, Joel Coen, Eric Fellner
Musique : Carter Burwell
Montage : Ethan Coen, Joel Coen
Casting : payday loans for bad credit payday loans for bad credit bad credit payday loans payday loans for bad credit

Synopsis :

payday loans for bad credit payday loans for bad credit bad credit payday loans payday loans for bad credit

Le trailer

payday loans for bad credit payday loans for bad credit bad credit payday loans payday loans for bad credit

Les critiques à propos de ce film

Les paroles s’envolent et les écrits brûlent

Le dernier rejeton des Coen est à classer au rayon de leurs œuvres mineures. Il est vrai qu’on ne peut pas avoir un « No country for old men » à chaque fois non plus ! Cela dit, des œuvres mineures comme celle-ci, on aimerait en voir plus souvent.

L’histoire du personnage incarné par John Malkovich est celle d’un employé des services secrets (CIA) qui est remercié par ses employeurs à cause de ses problèmes de boisson. C’est là que tout commence : l’ex-James Bond commence à écrire un livre sur ses années d’expériences au sein de "la maison", mais le disque dur contenant sa vindicative prose se retrouve, très vite, entre des mains qui voient là l’occasion de faire chanter le bougre et pleuvoir les billets.

"Burn after reading" est une farce mise-en-scène et joué avec rigueur et légéreté. Particulièrement bien emmenée, le rythme est soutenu et la bonne humeur des acteurs est communicative. D’ailleurs, à ce sujet, parmi les stars qui peuplent le film (Clooney, McDormand, Swinton, Pitt, ...), se cache un acteur incroyable sur lequel j’aimerais vraiment attirer l’attention : J.K. Simmons. Ne loupez surtout pas ses apparitions en chef de la CIA, elles sont hilarantes. Oui, cela aurait pu être suffisant, sauf que, on en attend toujours plus des frangins géniaux.

Coen - le pôle comique

Note:

L’oeuvre des deux frères semble perpétuellement hésiter entre deux pôles dont la double attraction s’exerce sur chacun de leur film. D’un côté, nous avons la noirceur du polar, l’horreur et l’inquiétant, de l’autre le burlesque, le comique et l’ironique. Plus proche du premier des films comme Fargo, No Country for an Old Man, ou encore Miller’s Crossing, de l’autre Intolerable Cruelty, O Brother, Where Art Thou ? ou Raising Arizona. De manière générale, ce sont les films qui se situent à l’une des deux extrémités qui sont les moins bons, voire carrément ratés, tel le pathétique The Ladykillers ou l’ennuyant Blood Simple. Quant aux grandes réussites des Cohen, ce sont celles qui parviennent à ne pas oublier d’être à la fois sombre et drôle. Ainsi en est-il de Barton Fink.

Sur base de cette grossière grille d’analyse (mais quid de Big Lebowsky ?), que dire de Burn After Reading. De toute évidence, il se place du côté du comique. La méthode des Coen consiste dans ce registre à proposer des personnages caricaturaux qu’il est amusant de voir interprétés par des Brad Pitt, Georges Clooney ou Frances McDormand. Une fois les personnages mis en scène, le scénario suivra une pente absurde dynamisée par les interactions entre ces caricatures. Mal maîtrisée, cette méthode fait d’habitude plouf mais ici, elle s’avère finalement efficace en parvenant à échapper à la focalisation sur les personnages, au profit du récit au sens large dont on rira de l’absurde logique.

Burn After Reading fonctionne donc au titre d’exercice réussi. Mais il restera sans doute peu marquant dans la filmographie Coen par manque précisément de cette couche d’obscurité qui fait leur marque. On aura rit, sans plus de frisson et sans questionner le rire.