affiche du film Etrange histoire de Benjamin Button, LA?A?A?

Etrange histoire de Benjamin Button, LA?A?A?

Curious Case of Benjamin Button, The


Genre : Drame fantastique
Année de production : 2008
Pays d'origine : JohnMow
Durée : ijdtIJodvn
Production : https://paydayloans.us.org/ - payday loans online
Scénariste : Eric Roth, Robin Swicord
Musique : Alexandre Desplat
Montage : Kirk Baxter, Angus Wall
Casting : https://paydayloans.us.org/ - payday loans online

Synopsis :

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Le trailer

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Les critiques à propos de ce film

Holywood à rebours

Note:

Un film comme celui-ci a le mérite de montrer avec force toute la puissance narrative que déploie aujourd’hui le cinéma américain. De bout en bout, la mise en scène est portée par une volonté de communiquer au spectateur les multiples dimensions de cette étrange histoire. Musiques, couleurs, rythmes, expressions des acteurs, rien ne cède le moindre pouce à l’incertitude, tout doit être compris, répété, rabâché. C’est sans doute ce qui caractérise un cinéma qui se conçoit comme "grand public". L’effet cette "hypernarration" est double. Si d’une part le spectateur est susceptible d’être plus marqué par cette exubérance de communication et de vivre plus intensément le film, il se peut aussi que cette esthétique recouvre le message qu’est l’histoire et lui enlève sa profondeur au profit du sentiment certifié conforme : "ceci est triste, on n’arrête pas de vous le dire".

Du début à la fin, l’oeuvre de l’excellent David Finscher tient autant du récit que de la carte postale, au risque de créer une distance qui pourrait se traduire par la conservation d’un souvenir sensoriel de la vision du film plutôt que de l’émerveillement qu’il poursuit pourtant. Ce problème se manifeste jusqu’aux effets spéciaux relatifs à l’âge des personnages. Leur rajeunissement laisse planer comme un parfum de retouche Photoshop en ceci que la jeunesse s’incarne visuellement dans un procédé qui lisse et gomme la vieillesse, comme si elle s’opposait à elle. Les visages adolescents de Brad Pitt et de Cate Blanchett apparaissent presque effacés. Ainsi en est-il aussi de la vie : le récit est abstrait du banal. Vivre, c’est l’emphase permanente.

Cette tendance à l’idéalisation du quotidien n’est pas spécifique à ce film mais à toute une génération du cinéma d’Holywood. Heureusement, l’histoire de Benjamin Button garde des qualités qui tiennent pour l’essentiel au fait qu’il affronte des sujets difficiles : la mémoire, la solitude, la vieillesse,... Surtout, il explore de manière très originale une question angoissante largement partagée : qu’est-ce que vieillir ?