affiche du film Babel

Babel

Babel


Genre : Drame
Année de production : 2006
Pays d'origine : rental car insurance
Durée : dnCIzmHkPWmDjTUWY
Production : free auto insurance quotes auto insurance companies ratings auto insurance quotes online automobile insurance quotes florida
Scénariste : Guillermo Arriaga
Musique : Gustavo Santaolalla
Montage : Douglas Crise, Stephen Mirrione
Casting : free auto insurance quotes auto insurance companies ratings auto insurance quotes online automobile insurance quotes florida

Synopsis :

free auto insurance quotes auto insurance companies ratings auto insurance quotes online automobile insurance quotes florida

Le trailer

free auto insurance quotes auto insurance companies ratings auto insurance quotes online automobile insurance quotes florida

Les critiques à propos de ce film

Vous dites ?

Bien que filmé avec efficacité, bien que regroupant des acteurs talentueux, bien que relatant une histoire finalement assez prenante, Babel souffre de deux défauts majeurs. D’une part, une lenteur excessive, due essentiellement à la mise en scène, mais que la narration ne justifie pas : l’action se situe en des temps et des lieux différents, mais chaque scène déroule le fil au compte-gouttes, sans faire monter la tension ; dès lors, on quitte chaque scène de chaque intrigue parallèle sans réellement attendre le retour à celle-ci. D’autre part, on est en droit de se questionner sur l’intérêt d’avoir rassemblé toutes ces histoires en une seule. Contrairement à un film comme 21 grams, où la découverte des liens qui unissent les histoires permet une meilleure compréhension globale, la vue d’ensemble de la trame de Babel n’apporte strictement rien de neuf par rapport aux histoires individuelles, et on ne peut être que déçu par ce manque de consistance. La référence à la malédiction de Babel apparaît en filigrane, de manière correcte, mais constitue un fil conducteur plutôt qu’une réelle intrigue principale. Finalement, c’est peut-être le seul élément concret qui unit les histoires entre elles. Bref, une grosse déception pour un film attendu et qui aurait pu être autrement plus réussi.

Babel

Ce film mélange une infinité de petits éléments, de sentiments, de situations dans lesquelles chacun peut se reconnaître ou contre lesquelles il se sent révolté. La nature humaine à nu, dans tout ce qu’elle a de plus négatif et de plus positif en même temps vu les scènes abominables qui mettent en avant le mal et le bien qu’il y a en chacun de nous, sans pour autant arriver à un « happy end ». Trois histoires en parallèle ; des gens qui peuvent paraître comme tout le monde et à qui il arrive ce qu’on ne voudrait pas qu’il nous arrive. Trois fils conducteurs qui n’en sont qu’un, où le spectateur devine leur lien, en imagine la répartie et qui sont finalement développées dans un schéma temporel décallé. Un mélange de langues aussi car chacun parle dans sa langue, version pleinement originale donc. En bref, un film très prenant, déconseillé aux âmes sensibles mais fortement conseillé à tous ceux qui sont prêts à voir les choses autrement et à se poser des questions sur la façon dont on tourne dans notre monde.

Trois films pour le prix d’un

Note:

Après Amores Perros et 21 Grams, le mexicain Inarritu réitère l’exercice qui est devenu sa marque de fabrique : suivre en parallèle plusieurs personnages qui s’ignorent, dont les histoires s’enchevêtrent et sont liées par un unique événement fortuit. Tandis qu’Amores Perros choisissait une approche volontiers sarcastique et cruelle et que 21 Grams optait pour une bonne couche de drame. Babel se place sous le signe du patchwork culturel en se déclinant à travers trois théâtres : le Mexique, le Maroc et le Japon. Cependant, les passages d’un pays à l’autre sont souvent abrupts et sans réelle vocation narrative. Au bout du compte on aura l’impression d’avoir vu trois films en un et non une histoire à trois facettes.

Toutefois, les récits peuvent emporter le spectateur dans leurs méandres, grâce, surtout, aux qualités de cinéaste d’Inarritu qui parvient à susciter les émotions les plus contradictoires selon les scènes. On pourra aussi apprécier la capacité du réalisateur lorsqu’il s’agit de rendre les univers forts contrastés qu’il filme et tout particulièrement l’ambiance dure et réaliste d’un Maroc campagnard débarrassé des préjugés exotiques qu’on aurait pu craindre.

Malgré une forme bien maîtrisée, on s’interroge cependant sur les intentions du réalisateur. Est-ce un film sur les difficultés de la communication ? Sur les préjugés ? Ou simplement une manière un peu creuse d’aborder ces thématiques soutenue par le titre (mais oui, enfin, Babel, la tour, la malédiction d’une humanité qui parlera cent langues !) ? Il manque donc à Babel une raison de fond qui soit lisible. Mais même dépourvu d’un sens, le film pourra satisfaire ceux qui aiment la belle mise en scène ou les moyens-métrages…