affiche du film Apocalypto

Apocalypto

Apocalypto


Genre : Action / drame
Année de production : 2006
Réalisateur : Mel Gibson
Pays d'origine : USA
Durée : vLAMoVhLrHvDhsbvc
Production : xdtpIq fcwgiwikzyrv, [url=http://jirhbvwxecko.com/]jirhbvwxecko[/url], [link=http://kmrlznkanbdv.com/]kmrlznkanbdv[/link], http://vjtefjlotveb.com/
Scénariste : Mel Gibson, Farhad Safinia
Musique : James Horner
Montage : Kevin Stitt, John Wright
Casting : xdtpIq fcwgiwikzyrv, [url=http://jirhbvwxecko.com/]jirhbvwxecko[/url], [link=http://kmrlznkanbdv.com/]kmrlznkanbdv[/link], http://vjtefjlotveb.com/

Sortie en DVD: 10 février 2013

Synopsis :

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Le trailer

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Les critiques à propos de ce film

Voyage au cœur des ténèbres

Note:

Assez simpliste, le récit d’Apocalypto est construit comme un aller et retour symétrique dans l’horreur des derniers instants de la civilisation maya. La lente progression des prisonniers vers la cité où ils sont destinés à être sacrifiés s’accompagne d’une découverte progressive et saisissante de la reconstitution de Mel Gibson. Celle-ci est au cœur du film et constitue à elle seule l’essentiel de son intérêt. En effet, les efforts déployés par le réalisateur pour donner une impression de réalisme sont méritoires et produisent leurs effets. Ainsi, il est à souligner que ce film hollywoodien s’est imposé malgré une langue incompréhensible (reconstituée) et des acteurs d’origine amérindienne inconnus au bataillon. Gibson parvient surtout à faire l’économie de la démonstration à grands moyens en proposant une lente progression qui culmine, dans l’horreur, au cœur d’une cité maya plus vraie que nature. Sous cet aspect, Apocalypto n’est pas sans rappeler Rapa Nui de Kevin Reynolds (1994) qui plongeait sa caméra dans une reconstitution documentée de la civilisation de l’ïle de Pâques, également décadente.

L’éloge de la souffrance Mais une fois la clé de voûte du film consommée, le récit reprend le dessus et n’offre guère d’autres choix au spectateur que de s’intéresser au devenir de Patte de Jaguar. Evidemment, le jeune chasseur parvient à échapper à son destin de sacrifié (grâce à un moyen que ne renierait pas Tintin). Focalisé sur la survie de sa femme et de son enfant, c’est à la force de sa volonté qu’il cherche à échapper à ses poursuivants pour une seconde moitié de film qui se résume à un survival bien enlevé. Si Mel Gibson démontre qu’il sait filmer et monter, il confirme aussi son goût prononcé pour les tripes et l’hémoglobine. Athlétiques, ses personnages saignent, souffrent et doivent puiser au fond d’eux-mêmes pour aller au bout de leur chemin de croix. Mais si ce procédé n’est pas dérangeant dans un film d’horreur où la surenchère fait partie des mécanismes du genre, ici, il apparaît comme un leitmotiv qui pose question. Après Braveheart et La Passion, Gibson assène à nouveau que la rédemption passe par la souffrance de la chair.

Le bon sauvage contre la barbarie En surface, Apocalypto peut se résumer à la combinaison entre la reconstitution des derniers instants des Mayas et une traque dans la jungle. Sous ces deux aspects, il est formellement réussi. Mais en creusant en peu, on peut se demander quel est véritablement le message du réalisateur. Partant des travaux d’historiens fascinés par la fin inexpliquée d’une civilisation millénaire, Mel Gibson adhère à la théorie d’une décadence qui aurait culminé dans un vaste holocauste autodestructeur. La répugnance (ou l’attirance morbide ?) du cinéaste pour ce phénomène est palpable et se manifeste dans l’emphase dramatique du récit. Efficace, le film suscite la condamnation des rites mayas dont l’horreur est amplifiée par l’empathie appuyée envers leurs victimes. Finalement, de cette civilisation lointaine, il n’y a rien à sauver. Seule l’innocence primitive des gentils indiens de la jungle est digne d’être préservée. Dès lors, connaissant la fin annoncée de cette culture aberrante, le public ne peut que saluer l’arrivée opportune de ceux qui mettront un terme à cette folie : les conquistadors, crucifix aux vents. Ouf, les idoles ont mordu la poussière, un peu de civilisation ne pouvait faire de mal à ces sauvages…