affiche du film It's a Free World

It's a Free World

It's a Free World


Genre : Drame
Année de production : 2007
Réalisateur : Ken Loach
Pays d'origine : Charlescon
Durée : XIJNaTvu
Production : wh0cd401362 buy adalat buy albendazole sildenafil generic bentyl erythromycin buy propranolol online buy cialis vardenafil
Scénariste : Paul Laverty
Musique : George Fenton
Montage : Jonathan Morris
Casting : wh0cd401362 buy adalat buy albendazole sildenafil generic bentyl erythromycin buy propranolol online buy cialis vardenafil

Synopsis :

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Le trailer

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Les critiques à propos de ce film

Pas spécialement touchée par le film

Note:

Je travaille dans une école (près de Schaerbeeck et Saint Josse) et nous avons quelques parents sans papiers. Lors de l’inscription, je demande certains documents et parfois je suis face à des familles tellement démunies et désemparées que je n’ose m’imaginer ce qu’elles ont du subir pour en arriver là.

Je travaille dans le social donc, et les films sociaux fatalement, m’intéressent. Ce film "It’s a free world" ne m’a pas spécialement "touchée" à proprement dit.

K. Loach s’est mis du côté d’une femme qui va ouvrir une agence de recrutement pour son propre compte. Ces personnes d’origine étrangère arrivent en Angleterre et sont prêtes à n’importe quel travail pour survivre. Cette femme à une situation et un passé qui fait que lorsque je me suis comparée à elle et bien je me suis dit que j’aurai peut-être fait pareil...

Il n’y a aucune scène dure, insoutenable où l’on voit le désarroi des illégaux. On suppose qu’il se passe des choses et donc... libre cours à notre imagination... D’un côté c’est bien car il ne faut pas toujours montrer des images qui heurtent pour ressentir leur souffrance mais, personnellement, je n’ai pas eu l’impact, surtout avec ce sujet, auquel je m’étais attendue.

Ma cote est de 3/5 car j’ai aimé le film, les acteurs et les autres films de K.Loach.

Plutôt tiède...

Note:

J’ai été un peu déçue de It’s a Free World. Le concept de départ semblait alléchant, mais ce qu’il en ressort n’est, pour ma part, pas assez réaliste. L’histoire manque de ressorts par moments, est limite thriller à d’autres. Avec une héroïne que je trouve peu convaincante tant en mère éplorée qu’en bourreau de clandestins chevauchant sa super moto et menant les hommes à la baguette (c’est too much et ça ne colle à aucune réalité). Il y a beaucoup de clichés...Finalement d’autres personnages secondaires se révèlent beaucoup plus subtils bien que nettement moins étoffés.

Le scénario a une progression que j’ai trouvée assez linéaire et bancale (on ne voit jamais les ouvriers clandestins, on est assujeti au point de vue de l’héroïne). Le dernier Ken Loach m’aura donc laissée assez tiède bien que le fait de dénoncer la perversité du système qui pousse des êtres humains démunis à en exploiter d’autres plus démunis, tout en laissant les premiers pouvoir penser que c’est ’mieux que rien’ pour ces derniers soit une bonne chose.

Pour l’avenir des travailleurs

Note:

"It’s a free world", le titre en dit déjà long d’un point de vue cynique.

Le fait d’avoir choisi pour héroïne une mère célibataire trentenaire endettée nous permet de nous attacher à ce personnage qui n’a pourtant pas un beau rôle. Nous comprenons sa volonté de s’en sortir coûte que coûte tout en regrettant les moyens utilisés. Elle-même victime du système économique et social, elle deviendra bourreau à son tour une fois qu’elle aura acquis un peu de pouvoir. L’appât du gain séduit, détraque et aveugle.

La réalité sociale que dénonce ce film est touchante, choquante et nous interroge sur les droits de l’homme en général, la solidarité et l’égalité au travail. Une vérité qui fâche, source de questionnement pour améliorer l’avenir de tous les travailleurs.

Antisocial

Note:

Coqueluche des festivals et des militants des droits de l’homme, Ken Loach poursuit la construction d’une œuvre ou l’engagement total se dispute la toile de l’écran avec un humanisme lucide. L’ancien documentariste persévère dans la déscription d’un monde qui ressemble au nôtre (à moins que ce ne soit le même ?) en appuyant son propos par l’intrusion inédite de son cinéma du côté de l’oppresseur.

L’intelligence est une qualité qu’il est utile de relevé lorsqu’on aborde le cinéma et on peut dire sans craindre de se tromper que le réalisateur anglais la possède certainement. En se mettant du « mauvais côté » de la barrière, on aurait pu s’attendre à une attaque franche, directe mais peut-être moins nuancée qu’à l’accoutumé. Au lieu de ça, Ken Loach et Paul Laverty (scénariste) font tout pour nous rendre cette patronne sympathique. Si bien qu’une drôle de sensation nous tiraille lorsqu’on la voit commettre des actes de mauvais aloi.

Au-delà de l’excellent script, la réussite n’aurait pas été aussi grande sans la participation d’une comédienne aussi douée que Kierston Wareing. C’est avec un réalisme bluffant qu’elle donne vie et force aux contradictions que porte son personnage. C’est tout pour les points positifs (et c’est déjà pas mal !).

La critique que j’aurais à formuler est pour ma part simple et totalement subjective. C’est dans son approche strictemement naturaliste que se situe le hic me concernant. En clair, il n’y a pas assez de cinéma dans ce film. Je ne lui demande pas de faire du Ridley Scott mais tout de même un peu de tenue quoi ! Voilà ! Huez moi si vous voulez...ou bien faites une manif !

Sec mais sans froideur

Note:

Angie, blonde décolorée trentenaire et personnage principal du dernier film de Ken Loach, pourrait être une de nos connaissances. Fonceuse, elle est bien déterminée, suite à un licenciement abusif, à gagner de l’argent rapidement en montant sa propre agence d’intérim avec son amie et co-locataire Rose.

Ce film illustre de manière réaliste et parfois dure (la scène des travailleurs n’étant pas payés après 3 semaines l’est notamment) l’exploitation des travailleurs migrants. Angie semble sans limites, dépassée par elle-même et menée par l’appât du gain. Elle est aussi dure que le monde actuel dans lequel elle vit et illustre cette dualité compassion/exploitation à l’égard des migrants.

Le film est sec sans tomber dans la froideur et interpelle car il nous renvoie à nos propres limites face à cette réalité qui est bien la nôtre, ce monde dans lequel nous vivons et auquel nous participons. A voir et certainement à revoir.

La vérité, mais pas toute nue

Note:

Décidément cinéaste attitré de la gauche sociale, Ken Loach quitte, le temps d’un film, le côté des exploités, des syndicalistes et des militants pour s’en aller lorgner du côté des exploiteurs. Si ce choix risquait de verser dans le manichéisme, tout le mérite du film repose sur le fait qu’il n’en est rien. En effet, sous des apparences d’exploiteuse, l’héroïne du film s’avère finalement tout autant soumise que les autres à la logique libérale qui gouverne le monde du travail. En clair : exploiter ou être exploité. Sous couvert de montrer l’autre côté du miroir du rapport social, Ken Loach parvient en réalité à faire un film qui dénude le système des illusions de justice dont il est crucial pour sa survie qu’il soit paré.

Dans It’s a free world, l’exploitation est injuste, le monde du travail est barbare. Cet éclairage cru est la toute grande qualité de ce film fataliste et un tantinet désabusé. Cependant, le point de vue du réalisateur est essentiellement moral. Son histoire est écrite de telle manière qu’à chaque choix que fait l’héroïne - qui a pourtant tout de la vertu : jeune, jolie et mère - l’adhésion ou l’opposition du spectateur est sollicitée. Quand bien même Ken Loach ne fait-il pas le procès de son personnage, il souligne la cruauté du système en appelant au sentiment. C’est bien l’utilité de ces personnages attachants que sont le fils, le père, l’amie, l’amant...

Dès lors, le réalisateur risque finalement peu. Jouant sur des cordes sensibles, il gagnera sans combattre l’adhésion du spectateur. Sans doute aurait-il été plus risqué de traiter les fondements du système en les reproduisant bruts de forme : violents, âpres, lancinants... Grâce au point de vue éloigné de la condition de travail des exploités, à peine suggérée, le réalisateur évite habilement d’en montrer les horreurs, tablant sur ce que le public est supposé savoir. Ken Loach regarde donc la réalité en face mais il choisit tout de même un paravent cinématographique pour en suggérer l’esquisse.

Nos travers à tous ?

Note:

Une fausse blonde platine, toute vêtue de cuir, enfourchant sa moto. Une patronne idéale ? Sous son allure aguichante, c’est plutôt une femme paumée, vacillant entre cruauté, appât du gain et compassion qui se cache. Un personnage ambigu, désireux de prendre sa vie en main et qui se laissera peu à peu emporter dans un engrenage impitoyable : celui, sans merci, du marché du travail en Angleterre. Epaulée par une amie au profil encore plus ambivalent, cette femme d’affaire se montre prête à tout, même au pire, pour monter sa boîte d’intérim.

A travers les yeux de cette héroïne atypique, Ken Loach soulève des questions sociales actuelles. Loin de dresser les traits d’un bourreau sans cœur et purement inhumain, le réalisateur nous présente une femme à la fois faible et forte, cruelle et attendrissante. Une femme, comme nous, qui tombe dans des travers… comme nous ? Sans violence visuelle, mais par la force de la suggestion, il nous renvoie à nous-mêmes et nous rappelle quelques dures réalités. Du déjà connu, sans doute, mais au moins aura-t-il le mérite de nous faire réfléchir… A nous de poursuivre la réflexion.

A voir absolument

Note:

Film très réaliste qui décrit avec justesse le monde du travail occidental dans lequel toute régulation sociale a disparu : It’s a free world. Angie, anglaise, déçue après avoir été licenciée sans raison valable, décide de créer sa propre agence de recrutement. Son manque de moyens l’amène à recruter des travailleurs de l’est pour des employeurs peu fiables. Tout bascule très vite car son seul objectif est de gagner de l’argent facile sans considération aucune pour les gens qu’elle recrute, les illégaux devenant le moyen le plus rentable. It’s a free world dans lequel la main d’oeuvre est mise en concurrence croissante pour coûter le moins possible.

Ce film, centré autour d’Angie, la négrière, met, avec justesse, en lumière ce qu’une personne est prête à faire pour s’enrichir. Ce qui est intéressant, c’est que Ken Loach ne verse pas dans le tout noir ou tout blanc : cette négrière est à la fois un monstre qui veut s’en sortir au détriment des autres, mais aussi une personne touchante, victime d’une société à laquelle elle doit adhérer si elle veut s’en sortir, victime d’un ordre social qu’elle ne maîtrise pas. Ce film nous met face à nos propres contradictions dans une société où le mot "solidarité" a perdu toute sa signification. A souligner également, le jeu remarquable de l’actrice principale.

Ce qui est peut-être à regretter, c’est la rapidité avec laquelle se déroule l’histoire qui fait l’économie de trop de détails. A voir absolument !

Fondamental mais pas le meilleur de Ken Loach

Note:

Présupposant que ses spectateurs connaissent au moins dans les grandes lignes le mécanisme du travail au noir des étrangers sans permis de travail, Ken Loach nous décrit non pas le mécanisme de "l’exploitation" mais plutôt celui de "l’adhésion" et les stratégies parfois conscientes, parfois inconscientes, que l’humain met en place pour justifier sa résignation à prendre part à un système que, pourtant, sa morale réprouve.

Une trentenaire jolie mais suffisamment imparfaite (selon les canons hollywoodiens) pour nous sembler "normale" prend une décision lourde de conséquences : pour avoir impulsivement suivi sa conscience (elle a violemment réagi à un attouchement déplacé), elle va sciemment la renier ensuite. Le moteur est ici le dépit. Il nous est rendu plus compréhensible par la situation familiale de la protagoniste, mère célibataire qui lutte pour pouvoir vivre avec son enfant, femme trentenaire qui sait que l’âge va bientôt commencer à se faire sentir... C’est maintenant ou jamais. Chacun n’a-t-il pas droit à sa chance ?

Les capacités qu’elle avait mises sans compter (mais dans l’espoir d’une promotion importante) aux services de ceux qui l’ont répudiée, elle va les employer à se faire rapidement une place au soleil pour repartir du bon pied dans la vie. Juste quelques mois d’efforts et d’oubli des scrupules. Mais il y a bien sûr toujours quelque chose pour continuer encore "juste un peu". C’est aussi intoxicant que le poker et les mauvais perdants ont parfois, eux aussi, des réactions violentes. Il ne s’agit plus maintenant de reconstruire sa vie, mais d’éviter qu’elle s’effondre totalement ; pour garantir la sécurité de son fils, une autre barrière morale sera franchie : l’esclavage moderne, l’exploitation des clandestins.

Le réalisateur a probablement choisi une esthétique propre et rarement sombre pour offrir au spectateur le regard de la protagoniste (dont le look somme toute assez tapageur - cuir, moto, manteau léopard, etc.) n’est pas choisi au hasard : la plupart du temps, elle ne voit pas ou ne veut pas voir la misère et la crasse (donc, les ateliers sont spacieux et lumineux), elle ne se rend pas réellement compte de la situation de ses "employés". La scène dans le hangar où loge la famille iranienne est par contraste très sombre, et provoque dès lors une réaction de type humanitaire, qui s’avérera pourtant ingérable à plus long terme.

Ce parti pris (qui accentue l’effet "documentaire") est pertinent mais pas toujours efficace à mon sens. Comme souvent dans ce genre de film, et notamment chez Ken Loach, les scènes collectives ont un parfum de flou et d’inachevé. De ce fait, on perd une partie de la puissance du contraste entre l’esthétique et la thématique, ce qui constituait pourtant a priori une bonne idée. A première vue, ce n’est donc pas le meilleur Ken Loach. Mais le propos est fondamental et ce seul mérite honore le film, qui est certes bon (on parle toujours plus des défauts que des qualités), mais pas extraordinaire. Dix minutes de plus auraient peut-être permis de combler certains manques.

It’s a free opinion

A chaque fois que je vois un film de Ken Loach, je me trouve confronté au même dilemme : doit-on juger ce qu’on vit en fonction de son discours, politique, social ou plutôt à travers ses méthodes de mise en scène (qui sont ceux qui devraient apporter de la substance au film : en cinéma c’est la forme qui fait le fond).

Je suis conscient qu’avec ce que je vais dire, je vais mem mettre à dos une partie des lecteurs progressistes mais je dois avouer que je trouve le film de Loach singulièrement dépourvu d’intérêt cinématographique.

Je rappelle à ceux-ci qu’on peut aborder une thématique sociale tout en faisant du bon cinéma (je citerai l’excellent "Moonlighting" de Jerzy Skolimowski ou, pour ne pas sortir du cas Loach, "Hidden agenda", pour moi la meilleur oeuvre de son réalisateur à ce jour).

Le problème du film de Loach est que la mise en scène ne dépasse pas celle d’un téléfilm et elle n’apporte rien aux personnages ni à l’histoire).

"It’s a free world" reste néanmoins un film attachant grâce au travail des acteurs, tous excellents et au fait que Loach évite de tomber dans le manichéisme (le personnage d’Angie est capable du meilleur mais aussi du pire pour arriver à ses fins).