affiche du film Bannissement, Le

Bannissement, Le

Izgnanie / Banishment


Genre : Drame
Année de production : 2006
Pays d'origine : TracyVeige
Durée : eCbNvAClNV
Production : wh0cd121719 Buy Sildenafil cheapest amoxicillin
Scénariste : Artyom Melkumian, Andrei Zvyagintsev d'aprA?A?s William Saroyan A?A?The Laughing MatterA?A?
Musique : Andrei Dergachyov, Arvo PA?A¤rt
Montage : Anna Mass
Casting : wh0cd121719 Buy Sildenafil cheapest amoxicillin

Synopsis :

wh0cd121719 Buy Sildenafil cheapest amoxicillin

Le trailer

wh0cd121719 Buy Sildenafil cheapest amoxicillin

Les critiques à propos de ce film

A l’est de l’Eden

Note:

Coup de coeur Cinétic:

Un film russe de 2h30, qui déploie lentement son récit, sans hâte... ça fait vraiment du bien. Le Bannissement est de cette sorte. Succédant les plans à couper le souffle les uns après les autres, il est d’abord beau, et puis, surtout, il place au coeur de son dispositif l’Humain, dans toute sa tragédie.

Le Bannissement est un film sur la perte du Paradis par un homme. Mais cet Eden-ci est totalement dénué de mystique. Le Paradis, c’est la famille, la femme, le foyer confortable d’une petite maison de campagne qui baigne dans la lumière d’un ciel qu’on voit peu. Parsemé de références religieuses, le film déroule un récit qui semble inexorablement conduire à la Chute vers un monde désolé, industriel, sombre et sans espoir où vivent ceux qui sont seuls, ou délaissés. Lourd de sens, Le Bannissement se présente pourtant simplement et parvient à rallier à son enjeu sans qu’il soit nécessaire de suer du cortex. Tout est sobre et calculé, l’impression qui se dégage de la pellicule constitue à elle seule le discours que propose le réalisateur. Et c’est bien là son talent.

Bien loin du cinéma à "succès", il est tout à fait plaisant, et presque rassurant, de pouvoir encore découvrir des films qui s’écartent des tendances du moment et qui renouent avec une tradition qui a pour artisans des Tarkovsky (très clairement référencé ici), des Angelopoulos et autres Reygadas. Bref, du cinéma qui se mérite et qui fait du bien !

Pour l’anecdote, le réalisateur qui présentait son film n’a pas su répondre lorsqu’on lui demandait pourquoi il avait choisi la Belgique (Charleroi en l’occurence) pour tourner une partie de son histoire. Lorsqu’on entrevoit le rôle symbolique qu’attribue La Bannissement à cette région on peut imaginer qu’Andrey Zvyagintsev ait préféré rester copain avec le public...

Beau mais lent

Note:

L’histoire est de prime abord simple. Un homme emmène sa femme et ses deux enfants ( un garçon et une fille ) en villégiature dans la maison de son père. Un soir, sur la terrasse (la lumière de cette scène est magnifique ), la femme exprime à son mari le besoin de s’enivrer et lui confie après avoir bu un verre qu’elle attend un enfant...qui n’est pas de lui. Le mari se voit alors confronté à une réalité aux complexités qui lui échappent.

Les scènes de ce film sont d’un tel esthétisme que nous sommes face à un véritable chef d’oeuvre à ce niveau. La manière dont l’eau, l’herbe, le mur, le champ, le feu...est filmée est à couper le souffle tant c’est beau ! Il faut pouvoir se détacher de la lenteur de l’histoire pour l’apprécier. Je n’y suis malheureusement pas arrivée et malgré la beauté des scènes, le film m’a paru long. Un film esthétique et psychologique à conseiller à un public averti !