affiche du film Présumé coupable

Présumé coupable

Présumé coupable


Genre : drame
Année de production : 2011
Pays d'origine : France
Durée : 102
Production : Michelle Goddet, Farida Ouchani, Raphaël Ferret et Olivier Claverie
Scénariste : Vincent Garenq d'aprA?A?s Alain MarA?A©caux (bio)
Musique : XnEomXJaSi
Montage : Dorian Rigal-Ansous
Casting : Philippe Torreton (Alain Marécaux), Wladimir Yordanoff (Me Hubert Delarue), Noémie Lvovsky (Edith Marécaux), Raphaël Ferret (Le juge Burgaud), Michelle Goddet (Thessy), Farida Ouchani (Myriam Badaoui), Olivier Claverie (Procureur avocat général), Kevin Tholliez (Thomas), Loris Rouah (Sébastien), Charlotte Ghristi (Cécile), Jean-Pierre Bagot (père d’Alain Marécaux), Sarah Lecarpentier (Aurélie Grenon), Vincent Nemeth (médecin expert),

Synopsis :

Le film raconte le calvaire d'Alain Marécaux - "l'huissier" de l'affaire d'Outreau - arrêté en 2001 ainsi que sa femme pour d'horribles actes de pédophilies qu'ils n'ont jamais commis. C'est l'histoire de la descente en enfer d'un homme innocent face à un système judiciaire incroyablement injuste et inhumain, l'histoire de sa vie et de celle de ses proches broyée par une des plus importantes erreurs judiciaires de notre époque.

Les critiques à propos de ce film

Critique du film "Présumé coupable

Note:

Il s’agit d’un film de type réaliste et dramatique, puisqu’il est inspiré de faits réels : l’affaire d’Outreau éclatant en 2001, qui fut le plus grand scandale d’erreur judiciaire en France depuis 1945. Cette histoire de pédophilie est survenue peu après le drame de l’affaire Julie et Mélissa, dans un climat de lutte contre la pédophilie. C’est ainsi que le juge d’instruction Fabrice Burgaud lança la terrible machine de guerre qu’est la Justice, et fut à l’origine de l’emprisonnement de 13 innocents, présumés coupables depuis le début de l’enquête, sur base de témoignages d’enfants, alors que les preuves d’abus sexuels sur mineurs étaient inexistantes.

C’est en 2005 qu’une des victimes, Alain Marécaux (huissier de Justice), n’ayant bénéficié à aucun moment de la présomption d’innocence, a écrit un livre pour relater son calvaire durant son emprisonnement et le procès qui s’ensuivit : « Chronique de mon erreur judiciaire : une victime de l’affaire d’Outreau ». Et c’est de ce livre que le réalisateur Vincent Garenq s’est inspiré.

Le thème de ce film est donc la dénonciation calomnieuse, les dysfonctionnements de la Justice et les conséquences que cela entraîne (vie brisée : travail, couple, famille…), ainsi que la pression sociale. Le message que comprend le public à travers « Présumé coupable » est qu’il ne faut pas accorder tout son crédit aux paroles d’un enfant, que l’adage « la vérité sort de la bouche d’un enfant » peut se révéler complètement erroné, et qu’il faut donc garder l’esprit critique et vérifier les dires d’un enfant avant d’agir ou de réagir. Ainsi, porter une affaire en Justice est un acte tel qu’il mérite large réflexion et preuves à l’appui.

Ce qui est surprenant dans ce film, c’est son réalisme et la performance de Philippe Torreton, interprétant Alain Marécaux. En effet, sa prestation est sublime : il fait passer toutes les émotions au public (colère, révolte, tristesse, impuissance, indignation, empathie…), en toute sincérité et sans exagération. C’est donc la prestation de l’acteur principal et le côté documentaire du film qui en sont ses forces.

Le seul point négatif que l’on peut souligner pour ce long-métrage est qu’il est centré sur une des victimes, alors qu’il y en a eu 12 autres.

Par conséquent, « Présumé coupable » est un film destiné avant tout à un public de type adulte et averti (certaines scènes sont moralement dures à voir).