affiche du film Ne le dis à personne

Ne le dis à personne

Ne le dis à personne


Genre : thriller drame policier
Année de production : 2005
Pays d'origine : France
Durée : 131
Production : Alain Attal, Xavier Amblard
Scénariste : Guillaume Canet, Philippe Lefèbvre d'apès Harlan Coben (oeuvre)
Musique : Matthieu Chedid
Montage : Hervé de Luze
Casting : François Cluzet (Alexandre Beck - Alex), Marie-Josée Croze (Margot Beck), André Dussollier (Jacques Laurentin), Kristin Scott Thomas (Hélène Perkins), Guillaume Canet (Philippe Neuville), Nathalie Baye (Elisabeth Feldman), François Berléand (Eric Levkowitch), Jean Rochefort (Gilbert Neuville), Gilles Lellouche (Bruno), Olivier Marchal (Bernard Valentini),

Synopsis :

Sa femme Margot a été sauvagement assassinée par un serial killer. Totalement détruit, Alex ressasse jour après jour le souvenir bouleversant de son amour perdu. Huit ans ont passé. Alex reçoit un e-mail anonyme. Il clique : une image... le visage d'une femme au milieu d'une foule, filmé en temps réel. Celui de Margot...

Les critiques à propos de ce film

Ne le raconte à personne...

Note:

Adaptation fidèle d’un roman de Harlan Coben, il est difficile de parler de Ne le dis à personne sans en déflorer l’intrigue, tant le mécanisme du secret multi-couches semble présent chez cet auteur. Réalisé par Guillaume Canet, le film présente un intérêt très relatif. Ceux qui auront lu le roman risquent fort de s’ennuyer, puisque l’essentiel de l’intérêt de l’histoire consiste justement en cette découverte progressive d’une intrigue complexe. Ceux n’ayant pas lu le livre se retrouveront face à un polar de facture correcte, sans plus. François Cluzet, André Dussollier et tous les autres acteurs sont crédibles dans leurs rôles, l’action s’enchaîne sans à-coups, mais en revanche, on peut se questionner sur la pertinence d’avoir porté cette histoire à l’écran. L’impression qui se dégage est que le support cinématographie n’apporte rien de nouveau à l’histoire. Finalement, et de manière assez paradoxale, c’est peut-être la retranscription (trop) fidèle de l’histoire qui aura desservi le film, Guillaume Canet, dont c’est le deuxième long-métrage, se focalisant visiblement plus sur le respect du scénario que sur une adaptation novatrice. Légère déception donc, à nuancer par le fait que l’histoire m’était connue.

Contrat à moitié rempli

Note:

Je n’ai pas lu le best-seller dont est inspiré le film, mais toujours est-il que "Ne le dis à personne" semble être une transposition réussie d’une histoire américaine dans un paysage français. A aucun moment, on n’a l’impression que le matériau de base est américain. Le film est un bon polar français jusque dans son dernier tiers bien trop académique et explicatif que pour être efficace.

"Ne le dis à personne" à l’intelligence de jouer la carte du réalisme. Les personnages évitent toujours de justesse les stéréotypes du genre et conservent un grand degré d’humanité. L’action se situe dans des lieux qui donnent l’impression qu’elle pourrait se passer à côté de chez soi. Lorsque quelque chose pourrait nuire à la crédibilité de l’action, il y a toujours une petite ligne de dialogue qui ramène les pieds des spectateurs sur terre. C’est finement joué.

Le film épate également en sachant modérer sa nervosité. Il sait adopter un tempo lent quand il le faut. Ces changements de rythmes profitent aux personnages qui prennent du volume et ont l’occasion d’être plus nuancés. Cela dit, quand le film s’accélère, il nous offre deux très bonnes scènes d’action, dont une poursuite à pied, d’un réalisme qui fera sûrement école dans le cinéma français.

Toute cette première partie prometteuse est hélas balayée d’un coup par son dénouement interminable qui semble avoir été signé par un autre réalisateur. On bâille. L’happy-end mielleux à souhait ne fait que renforcer notre déception.

C’est dommage, car "Ne le dis à personne" aurait pu constitué un bonne surprise dans un cinéma de genre français qui d’habitude a bien trop tendance à se la jouer hollywoodien alors qu’il n’en a pas les moyens.

Ne le dis à personne

Note:

Guillaume Canet n’a parait-il presque pas dormi pendant des mois parce qu’il mûrissait l’adaptation de Ne le dis à personne, le roman d’Harlan Coben. On ne peut que le croire quand on sort de la salle ! De coups de théâtre en rebondissements, le spectateur est happé dans cette histoire complètement folle où Alex, huit ans après l’assassinat de sa femme, reçoit un e-mail qui la montre vivante…

Complexe, l’histoire l’est certainement, mais le déroulement n’est jamais confus et, si on a par moment l’impression que les pièces du puzzle ne colleront jamais, tout s’éclaircit au dénouement du récit.

Le film est long mais captivant, on ne s’ennuie pas une seconde. Guillaume Canet a réuni un casting impressionnant et signe une réalisation impeccable pour son deuxième long métrage.

Du cinema francais sans complexe comme on aimerait en voir plus souvent !