affiche du film Indigenes

Indigenes

Indigenes


Genre : Guerre, film historique
Année de production : 2005
Pays d'origine : Payday Express
Durée : 2h08
Production : secured loan unsecured loan unsecured loan unsecured personal loans
Scénariste : Rachid Bouchareb, Olivier Lorelle
Musique : Armand Amar, Khaled
Montage : Patrick Blossier
Casting : secured loan unsecured loan unsecured loan unsecured personal loans

Synopsis :

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Le trailer

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Les critiques à propos de ce film

Leur jour de gloire est loupé

Le battage médiatique et politique qui s’était créé autour de Indigènes m’avait donné un a priori négatif, qui ne s’est malheureusement pas vu infirmer par le film en lui-même. Le thème traité était pourtant suffisamment original, le scénario mettant bien celui-ci en valeur et permettant de se faire une vue d’ensemble de la situation des étrangers dans l’armée française lors de la deuxième guerre mondiale. Le cheminement de ces 4 soldats maghrébins, de leur pays d’origine aux Ardennes française, est filmé de manière efficace quoique conventionnelle, et on se surprend à éprouver un semblant de sympathie face à leur naïveté et à leur foi dans leur cause. Le bât blesse hélas sur deux points : le jeu des acteurs tout d’abord. Si Roschdy Zem et Sami Bouajila ne s’en sortent pas trop mal, Jamel Debbouze ne parvient pas à être crédible, malgré des efforts évidents. Quant à Samy Naceri, son jeu trop stéréotypé et son agressivité permanente ne collent pas vraiment au rôle. L’autre point qui m’a déçu est la victimisation un peu trop poussée (à mon sens) des protagonistes. On sent que le réalisateur a voulu poser les pauvres soldats victimes face aux méchants officiers de l’armée française. J’imagine que la vérité historique a été respectée dans l’ensemble, mais je pense que le film aurait gagné a un peu plus de nuance. Ajoutons quelques longueurs pas toujours indispensables, et on se retrouve avec un film dont on sort plus déçu qu’enthousiasmé.

Beaucoup de bruit pour rien

Note:

Que reste-t-il d’"Indigènes" si on lui retire cette surmédiatisation dont il a fait l’objet suite à sa récompense cannoise et la présence de Jamel Debouze au générique ? Un film de guerre qui ne soutient pas la comparaison avec ses nombreux illustres ainés. On pense notamment à "Saving Private Ryan" avec qui il cherche la comparaison au vu du final et de l’épilogue d’"Indigènes", véritable plagiat du film de Steven Spielberg. La comparaison ne tourne pas à son avantage. Si "Saving Private Ryan" brillait par une réalisation virtuose qui a changé le genre, "Indigènes" fait figure de parent pauvre et dépasse rarement le niveau d’un téléfilm. Le film déçoit également en n’affichant aucun véritable enjeu narratif. "Indigènes" est construit comme une succession de tableaux interchangeables qui se concentrent bien trop souvent sur cette volonté de dénoncer les injustices qui ont lui conférée cette dimension politique. Si ses intentions sont certes louables, elles finissent par plomber le film tellement il devient trop démonstratif. A force de chercher sans cesse à dénoncer, voire à carrément revendiquer, "Indigènes" en oublie d’être un film. Dans cette optique, on ne peut s’empêcher de voir les prix d’interprétation obtenus au Festival de Cannes comme une marque de soutien politique. La plupart des acteurs sont vraiment faiblards. Jamel Debouze et Samy Nacery n’ont pas la carrure d’acteurs dramatique et déforcent considérablement le film.

J’ai entendu dans une interview que l’important pour Rachid Bouchareb était qu’"Indigènes" ramène le débat qu’il soulève sur la place publique. Il y est visiblement parvenu. La prochaine fois, ce serait bien qu’il pense à faire un bon film par la même occasion.