affiche du film O Jerusalem

O Jerusalem

O Jerusalem


Genre : Drame
Année de production : 2006
Réalisateur : Elie Chouraqui
Scénariste : Elie Chouraqui, Didier Le PA?A?cheur dA?A?aprA?A?s le livre de D. Lapierre et L.Collins
Musique : Stephen Endelman
Montage : Jacques Witta, Franck Nakache

Synopsis :

Les critiques à propos de ce film

Pari ambitieux, solution facile

Si on ne devait retenir qu’une seule qualité à Ô Jerusalem, ce serait sans nul doute son objectivité. Le film évoque en effet les évènements qui ont suivi le partage de la Palestine par l’ONU, avec tous les risques de parti pris que cela implique. Elie Chouraqui relève le défi, même s’il utilise, il faut bien le dire, un subterfuge facile. Tiré d’un best-seller franco-américain, le récit est centré sur l’amitié entre un juif new-yorkais et un arabe de Jerusalem. Dès lors, on assiste au conflit depuis leur point de vue, c’est à dire à échelle humaine. La vision du conflit s’en retrouve considérablement simplifiée, et le déroulement de l’histoire ne laisse guère de surprise. Le film, s’il n’est pas particulièrement engagé, reste malgré tout intéressant puisqu’il explique de manière claire les fondements du conflit qui oppose depuis toujours israéliens et palestiniens. Ajoutons à cela des jeux d’acteurs crédibles et une mise en scène dynamique, et on obtient un film tout à fait regardable, pour un sujet on ne peut plus sensible.

Ô Jérusalem

Note:

En 1947, le traumatisme de l’Holocauste hante encore le peuple juif qui se cherche une terre d’accueil. Les Nations Unies votent le 22 novembre le partage de la Palestine, jusque là sous mandat britannique. Dans ce contexte, l’amitié qui lie Bobby, juif new-yorkais, et Saïd, arabe, illustre toute l’absurdité de la naissance du conflit israélo-arabe. Les deux hommes arrivent en Terre Sainte dans le même bateau, mais sont vite séparés et emportés par la vague de haine qui traverse le pays.

Le sujet est difficile, et autant le dire, Elie Chouraqui ne s’en sort pas si mal. La première chose qui m’a frappé, c’est la langue du film. L’origine diverse des acteurs imposait sans doute l’anglais, reste qu’une réunion de dirigeants arabes dans un anglais forcé ça laisse un goût d’étrange.

Le film est malgré cela bien réalisé, les scènes de guerre et le jeu d’acteurs sont convaincants, et le scénario tient la route. Les mauvaises langues trouveront sans doute à redire des quelques caricatures – Jordaniens et Israéliens qui se serrent gentiment la main au moment du cessez-le-feu – mais pour ma part je me suis laissé séduire par le récit.