affiche du film Orgueil et prejuges

Orgueil et prejuges

Pride and prejudice


Genre : Comedie sentimentale
Année de production : 2004
Réalisateur : Joe Wright
Pays d'origine : Grande-Bretagne
Durée : 126
Production : Tim Bevon, Eric Fellner, Paul Webster
Scénariste : Deborah Moggach d'après le roman de Jane Austen
Musique : Dario Marianelli
Montage : Paul Tothill
Casting : Brenda Blethyn (Mme Bennet), Keira Knightley (Elizabeth Bennet), Talulah Riley (Mary Bennet), Rosamund Pike (Jane Bennet), Jena Malone (Lydia Bennet), Carey Mulligan (Kitty Bennet), Donald Sutherland (M. Bennet), Judi Dench (Lady Catherine)

Synopsis :

La campagne anglaise, fin du 18ème siècle. Mme Bennet apprend qu’un jeune célibataire riche vient de s’établir dans le manoir tout proche. Mère de cinq filles et de condition modeste, elle estime qu’il est de son devoir de veiller à ce qu’il épouse l’une d’elles. Le nouveau venu, Charles Bingley, rencontre Jane la fille aînée à un bal et s’éprend immédiatement d’elle. Son ami, M. Darcy, décline l’invitation à danser avec Elizabeth Bennet (Lizzy) et tient des propos peu courtois qu’elle surprend. L’arrivée de la milice au village permet à Elizabeth de faire la connaissance de M. Wickam qui lui révèle que Darcy a jadis abusé de sa bonne foi. Au même moment, le très pompeux M. Collins débarque chez les Bennet avec l’idée d’épouser une des filles et jette son dévolu sur Lizzy qui le repousse. Elle espère retrouver M. Wickham lors d’un bal, mais celui-ci ne viendra pas. Les Bingley quittent également précipitamment les lieux pour Londres. Jane a le cœur brisé. Lizzy, outrée, apprend que Darcy y est pour quelque chose. Plus tard, elle fait la connaissance de l’arrogante Lady Catherine chez qui elle retrouve M. Darcy. Celui-ci lui déclare son amour. Elle le rejette et l’accuse de causer le désespoir de sa sœur Jane. Mais petit à petit, Lizzy éprouve des sentiments pour Darcy.

Les critiques à propos de ce film

Orgueil et préjugés

Note:

Coup de coeur Cinétic:

« Keira Knightley apporte à Elisabeth Bennet un sang neuf, un sourire irrésistible et une vitalité nouvelle ». C’est pas moi qui le dit, c’est le chroniqueur de la Libre Belgique. Mais je souscris des deux mains.

Remarque film que celui-ci qui nous transporte, dès les premières images, dans la campagne anglaise sous Georges III, fin du XVIII donc. Le thème est simple et rappelle d’autres œuvres anglo-saxonnes bien connues : Jane Eyre ou Autant en emporte le vent. Tout tourne autour de la personnalité de deux êtres qui se cherchent autant qu’ils se repoussent : Elisabeth, seconde fille d’une série de 5 à marier dans la famille Bennet, et le ténébreux Monsieur Darcy.

Charmante famille dont tous les rôles sont tenus par des acteurs bien à leur place. A commencer par le père, admirablement interprété par Donald Sutherland, bien meilleur ici que dans les rôles habituels qu’il tient dans les films de guerre. Il y a ensuite sa femme, Brenda Blethyn qui cherche à tout prix, et par tous les moyens, à caser ses filles. Le souci principal de toute mère, dans cette Angleterre aristocratique de cette époque, paraît-il. Et puis chacune des filles, elles aussi désireuses de trouver le bon parti. C’est en fait cette Angleterre et ses belles manières qui sont les personnages principaux de l’intrigue. Les règles d’honneur et les bienséances et ce savoir vivre d’un autre âge.

La fraîcheur de l’œuvre, telle qu’elle est sans aucun doute décrite dans le roman de Jane Austen paru en 1813, c’est le personnage de Lizzie. Jeune fille mature, forte de caractère et prête à affronter la société aristocratique dont elle n’attend rien, contrairement à sa mère… et ce, avec le soutien d’un père confident.

Si la trame narrative est le premier élément du succès de ce film, le second moteur est l’héroïne qui l’interprète. Les décors, enfin, sont la véritable toile de fond de ce tableau champêtre. Mais ne pas en dire plus serait trahïr un préjugé : celui d’avoir pris fait et cause pour la fille, alors que l’orgueilleux apporte aussi sa pierre à l’édifice. Ténébreux, il l’est pendant la plus longue partie du film. Ce n’est que progressivement qu’il se dégèlera. Mais il apporte aussi à l’œuvre son cadre de vie. Aristocrate, il vit et occupe de superbes demeures choisies, pour ce tournage, parmi les plus beaux châteaux anglais. Ce sont en fait deux mondes qui se rencontrent, qui se croisent, qui s’enlacent progressivement. Comment ne pas terminer alors cette invitation à aller voir ce film sans évoquer la scène des débuts, quand les filles sont au bal et qu’on leur présente Darcy et son ami Bingley. Une superbe évocation des bals XVIIIième, faits de danses anglo-saxonnes à figures, avec changement de partenaires… Une petite merveille visuelle et musicale dont personnellement, je ne me lasse pas.

Et pour ceux qui auraient l’occasion de se procurer le DVD, de sacrés bons bonus : « La politique des rencontres, la famille Bennet, les manoirs d’Orgueil et préjugés, la vie et l’époque de Jane Austen ».