affiche du film Sauve qui peut les poulets

Sauve qui peut les poulets

Sauve qui peut les poulets


Genre : Documentaire
Année de production : 2006
Scénariste : zArLvKsgQt
Musique : FWrrHYJIZlkWQSW
Montage : GFtvFkFaWDrsor

Synopsis :

Les critiques à propos de ce film

Sauve qui peut les poulets

Note:

Sauve qui peut… les poulets

Ce documentaire vise à interpeller le consommateur sur les origines et la qualité des aliments (en particulier le poulet) qu’il trouve dans son assiette. L’auteur utilise des interviews et des reportages réalisés en Thaïlande et au Cameroun, il cherche à marquer les contrastes en alternant images idylliques et dure réalité, vision du petit producteur local et entreprise multinationale.

Tout au long du film, on ressent un mal être, une révolte interne, ce qui démontre que l’auteur a atteint son but. Aujourd’hui, je n’achète plus le poulet de la même manière qu’avant la projection. Et voila là ce que j’attendais du film : être touchée. Ce documentaire cadre tout à fait dans la société actuelle de mondialisation. Le sujet est vaste, le réalisateur le traite de différents points de vue mais à la fin du film, il reste cependant des questions sans réponses. Ce film s’adresse à un public consommateur, de plus, il est important que le spectateur soit « averti ». J’entends par là, qu’il ne s’attende pas à voir un film et qu’il soir près à se remettre en question. Ce documentaire est une porte ouverte au débat.

Sauve qui peut les poulets

Ce documentaire, présenté lors du festival d’Attac au Botanique, aborde la problématique de la mondialisation du marché des denrées alimentaires, avec l’élevage du poulet en exemple. Deux parties complémentaires y sont développées : la grippe aviaire et les exportations. Premièrement, en Thaïlande, on explique l’impact de la grippe aviaire sur les petits producteurs incapables d’appliquer les mesures imposées contre la contamination éventuelle par les oiseaux migrateurs. « éventuelle » car c’est justement l’élément qui semble important car l’élimination des éleveurs de base favorise l’expension des firmes d’élevage dans des hangars immenses où tout est automatisé et toute présence humaine interdite pour la protection sanitaire. Un deuxième aspect est présenté au Cameroun, où il est assez connu que les poulets « bicyclettes » africains tendent à disparaître. La cause est expliquée tout simplement : l’inondation du marché par les surplus agroalimentaires européens et nords-américains à des prix inférieurs, étant donné les subventions reçus par les agriculteurs dans le pays d’origine. Mais le plus surprenant c’est la gestion interne et la « mondialisation » interne au pays car, pour survivre, les locaux finissent par « se manger » entre eux afin d’agrandir leur exploitation et ainsi diminuer leurs coûts. Deux bons fils conducteurs donc pour nous faire poser des questions, d’abord sur les enjeux cachés de la crise de la grippe aviaire et, ensuite, sur le libre commerce international. La programmation d’un débat à la suite du film était très enrichissante pour lancer cette dite discussion.