affiche du film Persepolis

Persepolis

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Genre : Animation
Année de production : 2007
Réalisateur : Marjane Satrapi, Vincent Paronnaud
Pays d'origine : Best Online Loans
Durée : rIIunlKtMNBucLLmySl
Production : loan application tribal loans for bad credit personal loan contract template direct payday loan lenders
Scénariste : Marjane Satrapi
Musique : Olivier Bernet
Montage : xUusLLkaovMVX
Casting : loan application tribal loans for bad credit personal loan contract template direct payday loan lenders

Synopsis :

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Le trailer

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Les critiques à propos de ce film

Un grand dessin animé pour adultes !

Note:

Quelle surprise que cette avant-première de « Persepolis » la semaine passée ! C’est sûr que le sujet me tentait, mais pourquoi en faire un dessin animé, en noir et blanc de surcroit ? Et bien, c’est le pari que Marjane Satrapi (dont c’est l’autobiographie) et le dessinateur Vincent Paronnaud ont relevé avec brio. Par rapport à la BD personnelle de l’auteure, la transposition au grand écran ajoute beaucoup en émotions et est visuellement intéressante. Les premières scènes de la révolution islamiste avec une foule déchainée « toute en noir » valent à elle seule plusieurs images en couleur ! Mais qui dit dessin animé, ne veut pas dire film pour enfants ! Loin de là ! Le ton est cru, les dialogues un tantinet vulgaires mais vrais et l’histoire n’a pas le « Happy end » d’un film de Disney.

L’histoire de la révolution iranienne telle que vécue par une petite fille est particulièrement touchante. Sa vision « enfantine » des choses ajoute une authenticité et une fraicheur au récit, qui n’est certes par facile. La seconde partie, celle de la fuite à Vienne, est par contre moins prenante et confuse. On y constate avec lourdeur qu’elle a de la difficulté à trouver sa voie, qu’elle n’est acceptée ni en Iran, ni en Occident. Cette dualité est marquée. Elle rejette les injustices vécues en Iran et en même temps elle les accepte. Ne pouvant rien y faire, que porter son message au monde entier, telle une prophétesse.

Fait notoire, ce film a obtenu le « Prix du jury » lors du dernier festival de Cannes. Le film est intéressant et le sujet sensible (notamment avec les tensions actuelles avec l’Iran), mais méritait-il un tel prix ? Autre fait intéressant : Saviez-vous que la « Palm Dog » qui récompense la meilleure performance canine du festival a été décernée à Yuki, le chien marrant de Frau Doctor Schloss ! Ce prix est par contre amplement mérité ! ;-)

Un film instructif

Note:

Tout comme l’histoire de Marjane, j’ai entendu plusieurs témoignages de personnes d’origine perses ayant dû fuir la révolution islamique pour aller se réfugier en Europe. Ce sujet me tenait donc tout particulièrement à cœur. J’étais contente qu’un film sur le sujet sorte au grand écran, mais déçue lorsque j’ai appris que ce dernier était en dessin animé. Une fois cet a priori dépassé, je peux dire que j’ai passé un bon moment ! Le fait que le film soit en dessin animé, ne me choque pas finalement et offre une richesse insoupçonnée aux niveaux des couleurs et de l’intensité. Maintenant, je serais curieuse de lire les 4 tomes de la BD qui ont été « condensés » pour produire ce film.

J’ai particulièrement apprécié la vision de Marjane enfant. J’ai notamment été touchée par la relation avec sa Grand-Mère (qui n’a pas la langue dans sa poche !) et son oncle préféré. J’ai été captivée par la vision de l’auteure et à aucun moment je ne me suis ennuyée. Bref, je recommande d’une part ce film pour son côté instructif (sur l’histoire de l’Iran), d’autre part pour son originalité et son côté ludique, malgré le caractère grave des événements décrits.

Du noir et blanc haut en couleurs !

Note:

Je ne connaissais pas la bande dessinée éponyme de Marjane Satrapi avant de me rendre à cette séance. La bonne réputation de ce film d’animation me laissait surtout craindre de voir une oeuvre apprécié pour de mauvaises raisons vu le sujet abordé. D’ailleurs, le passage du métrage à Cannes et son succès (prix du jury) a pour moi des relents de « Fahrenheit 9/11 » (cette année-là c’est « Old Boy » qui méritait la palme d’or, mais trêve de digression !!!).

L’Iran faisant la une de l’actualité, je me demandais à quel point cette récompense n’était pas une nouvelle manière d’affirmer, de la part du microcosme cinématographique, un point de vue politique fort aux dépens d’une réelle exigence artistique. Heureusement, nous n’avons pas eu droit à un « Jamais sans ma fille 2, le retour de la revanche », loin de là.

La vision qui nous a été proposée est, bien que sans compromis, non dénuée de tendresse. À travers une palette riche en contraste, l’auteur nous dépeint la relation passionnelle qu’elle entretient avec son pays. Pas de manichéisme forcé, juste une subjectivité sincère délivrée avec talent (mais qui risque, hélas, d’être récupéré !).

Malgré ces considérations politiques, on ne peut nier la dimension onirique du travail de Satrapi. Conte de fée au goût doux-amer, le film raconte, avant tout, le passage à l’âge adulte d’une jeune femme. En effet, le thème du changement est au cœur du récit (changement de régime, changement morphologique, changement de pays !). Pour ne rien gacher, ce voyage initiatique est entreprit avec de l’humour plein les bagages.

Persépolis bénéficie, en outre, de qualités esthétiques indéniables (on sent planer l’ombre de l’expressionnisme allemand) et d’une réalisation à l’inventivité riche (big up à Vincent Paronnaud, le co-réalisateur !). Toutefois, on peut regretter l’absence de véritable structure dramatique (le travail d’adaptation n’a pas été fais jusqu’au bout), engendrant un final assez plat ! Final au bout duquel, je me suis dit que je venais de passé un très bon moment. Alors, que demande le peuple ?

Persépolis ou les tribulations d’une ado irano-européenne

Note:

J’ai été agréablement surprise par ce film d’animation hors du commun tant par son sujet que par son esthétique. En effet, ce film d’animation autobiographique relate la vie d’une jeune fille iranienne, entre Iran et Europe, pendant la guerre et la révolution, de son enfance à l’âge adulte. Le ton est donné, à mi chemin entre le drame style "Journal d’Anne frank" et l’ironie du "Petit Nicolas" de Sempé... A noter, le film est issu d’une BD, que je n’ai malheureusement pas eu l’occasion de lire jusqu’à présent.

Au niveau esthétique, ce film a beau être en noir et blanc, il est de toute beauté ! Les scènes de drame prennent ainsi toute leur gravité, à la manière d’un théâtre d’ombres, sans tomber dans le glauque. On imagine mal en effet cette histoire sous une autre forme que celle-ci (film animé). Je retiens particulièrement les scènes de révolte du début avec le jeu sur le contraste noir/blanc des silhouettes et des mains venant en aide au blessé, l’écran devenant noir au fur et à mesure que celles-ci l’envahissent... Ainsi que l’épopée de l’oncle, assez poignante lors de son ascension en solitaire... Petit bémol, au niveau sonore, les voix sonnent parfois fausses ou en tout cas trop détachées...

Au niveau de l’histoire, tout le côté dramatique est sans cesse contrebalancé par la personnalité truculente et non-conformiste de notre héroïne. On a ici clairement affaire à une histoire et une vision toute personnelle, et privilégiée. Ce film a l’avantage d’aborder un sujet jamais traité dans ce genre de média, et au niveau historique, c’est une bonne chose. Cependant il faut plutôt prendre celui-ci comme une tranche de vie, une histoire racontée. On sent l’abondance de choses à dire, le rythme est assez emmené, mais tout ça est parfois un peu désordonné ou confus, et surtout, on ne sait pas où ça va... Comme on ne sait pas, en définitive, dire d’avance ou nous mènera notre vie et nos expériences...

Si vous aimez les romans de vie, les fabuleuses histoires de votre Mamy, ou encore les témoignages d’ados rebelles et mal dans leur peau mais non dépourvus de sens de l’humour et de poésie, vous devriez adorer.

Mais, contrairement à la polémique de Cannes (ce film a été accusé d’etre "anti-iran"), je n’y ai pas vu de message politique ou de parti pris. Pour moi c’est juste un constat d’un mal-être. Mal-être ici, mal-être ailleurs. Mais quand même, malgré tout, voir le côté positif ou décalé des choses...En espérant que le message ne soit pas en définitive : "L’Europe, c’est pas le top, mais c’est déjà mieux qu’ailleurs"... et d’assagir ainsi toute velléité de changement. Faut espérer que non...

Persepolis : réussite graphique à la decouverte d’un Iran

Note:

Cette histoire autobiographique d’une petite fille, Marjane, nous fait voyager de la tourmente de l’Iran des années 80 à une rencontre avec une société occidentale dépeinte de manière sévère. Cette adaptation de la bande dessinée du même nom est soutenue par une animation en noir et blanc alternant aplats, lignes claires et un travail de textures judicieux. On retrouve par ce jeu une ambiance pleine de contraste entre la gravité des situations et le quotidien des personnages souvent traité avec un humour acidulé.

Si le récit de par sa nature pèche par manque d’une ligne narrative structurée et d’un réel aboutissement, l’implication sentimentale et nostalgique mise en évidence nous le fait vite oublier. On pourra regretter parfois les partis pris sans nuance qui sont exposés, mais l’honnêteté de l’auteur de ne pas s’en cacher évite au film de tomber dans un écueil militant qui desservirait celui-ci.

Ce film émouvant devrait trouver une place de choix dans le milieu de l’animation.

Une adaptation réussie

Note:

Adapter une bande dessinée au grand écran est un exercice périlleux. Il est difficile de transposer un récit dont la structure n’a généralement rien en commun avec les habitudes du cinéma, comme il est tout aussi compliqué, dans le cas du dessin animé, d’animer un graphisme qu’il faut respecter.

Persepolis parvient à franchir ces deux obstacles. Si le récit souffre parfois d’une absence de perspective, il est rythmé par les anecdotes qui font l’intérêt de l’histoire originelle. Mais c’est incontestablement sur le front de l’animation que Persepolis gagne ses galons. Elle ajoute une véritable plus-value au dessin naïf de Satrapi et transcende le noir et blanc dans des séquences en ombres chinoises qui épaississent les émotions suggérées par l’histoire. Ainsi, l’amateur de la BD retrouvera sans doute avec plaisir l’univers familier de l’auteure. Le profane, lui, n’aura pas de mal à apprécier ce film d’animation original, au contenu résolument adulte, politique et social, bien éloigné des fictions de fantaisie qui font habituellement le genre.

Persepolis est aussi connu pour le témoignage "de l’intérieur" qu’il apporte au sujet de l’Iran et de l’obscurantisme islamiste qui y a cours. Mais l’histoire de Satrapi se caractérise par un point de vue qui résonne parfaitement avec les valeurs occidentales. Issue d’une famille princière (du régime précédant celui du Shah) et acquise aux idéologies progressives importées d’Europe, Satrapi a en réalité un profil inhabituel pour une Iranienne. Si cette originalité donne à Persepolis beaucoup de ses qualités, elle lui confère aussi une subjectivité qu’il faut garder à l’esprit si on s’intéresse à la situation de l’Iran.

Ce recul semble précisément faire défaut à l’accueil qui est réservé au film. Ainsi, il y a fort à parier que c’est le contexte – les débats sur la laïcité et sur l’Iran - qui lui a valu le Prix du Jury du Festival de Cannes (1). Un festival enclin à s’encanailler d’une sorte de politisation strass et paillettes gauchisante, comme l’illustre la Palme d’Or accordée à Michael Moore pour son catastrophique Fahrenheit 9/11.

Si Persepolis est donc un bon film d’animation, touchant et interpellant, il doit cependant être pris pour ce qu’il est : un récit autobiographique, un témoignage individuel parmi d’autres (au côté, par exemple, du cinéma d’Abbas Kiarostami), et non un point de vue universel qui, en creux de sa critique, proclamerait les vertus d’une société qu’on veut nôtre.

(1) Ex aequo avec Lumière silencieuse du Mexicain Carlos Reygadas.

En noir, en blanc et en contrastes.

Tiré de la bande dessinée du même nom, Persepolis est l’adaptation cinématographique de ce succès de librairie. La toile raconte les jeunes années de la vie de son auteure, Marjan Satrapi en Iran. Cette animation en noir et blanc montre à travers le regard de la petite fille les illusions de l’Iran et de sa population lors de la chute du Shah et de la mise en place du régime ultra répressif des Mollah, fin des années 80. Un régime qui cassera les rêves et les illusions de la jeune fille contrainte de s’enfuir en Autriche loin de sa famille et de ses amis. Teinté d’espoir, de poésie et d’humour, Persepolis est une expérience unique à vivre en famille ne fut-ce que pour avoir une autre image de cet Iran que tout le monde pense connaître et rencontrer par la même occasion, une population rêvant de liberté. La version anglaise est actuellement dans les salles.